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 Alimentation pour vos rhacos

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angeldead
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MessageSujet: Alimentation pour vos rhacos   Mer 20 Mar - 12:23

Les espèces du Genre Rhacodactylus se distinguent par l’association de 4 régimes différents :
- Insectivore
- Frugivore
- Nectarivore
- Carnivore
La proportion et l’importance de la part de chaque type d’alimentation dépend de l’âge des
individus, de l’espèce considérée, mais il y a également de nettes préférences individuelles.
Pour mieux cerner l’alimentation optimale pour une espèce donnée, il faut se pencher sur son
mode de vie et son micro-habitat. Par exemple, R. leachianus henkeli qui quitte rarement les
hauteurs va avoir un régime composé principalement de pollen et de fruits qu’il va chercher
directement à l’extrémité des branches, d’oisillons au nid et de lézards plus petits. Là où il vit, il
trouve très peu d’insectes : cela a une incidence directe sur son comportement alimentaire en
captivité. A l’opposé, R. auriculatus va se nourrir de baies, de fruits à noyaux tombés au sol,
occasionnellement de très jeunes rongeurs au nid (en Nouvelle-Calédonie ,nouveaux-nés de
Rattus exulans, par exemple), mais surtout d’une forte proportion d’insectes. Lorsque j’avais
du R. chahoua, les nourritures à base de fruits remportaient un franc succès alors que les
insectes étaient souvent boudés, voire ignorés.
R. leachianus quant à lui (obs. pers + Henkel et Seipp, 2000) se délecte de fruits entiers, mais
aussi de yaourt sucré, de gâteau de riz avec ou sans fruits, de mousses de fruits sans additifs,
de semoule cuite dans le lait accompagnée de fruits secs…
Toutes les espèces accepteront les fruits sucrés et non acides : tous les agrumes, ainsi que les
compotes et aliments pour bébé contenant des acides pour la conservation (acide ascorbique,
autrement dit, Vitamine C) seront rejetés.
Des compotes, aliments pour bébés, ou fruits frais écrasés conviendront à condition de ne pas
contenir de colorants ni de conservateurs,ni de viande . La papaye, la mangue, la figue, tous
très riches en calcium, sont à privilégier, avec la banane, très appréciée.
La banane a l’avantage d’être un fruit qu’ils « connaissent » bien puisqu’ils en consomment à
l’état sauvage, bien que ce ne soient pas les mêmes variétés qu’on trouve en France. C’est en
outre un fruit riche en protéines qui peut constituer la base de la partie frugivore de leur
alimentation. Le coing et la nectarine associés à d’autres fruits remportent un franc succès, par
contre offerts seuls, ils sont souvent dédaignés (obs. pers.).
Les autres fruits ont un rapport phosphocalcique bien moins adapté et doivent être de temps à
autre (une fois sur 3 ou 4) mélangés à du carbonate de calcium (en pharmacie ,ou en magasin
d’aliments pour bétail).
L’abricot, la pêche, la poire et la pomme sont parmi leurs fruits préférés, toutes espèces
confondues. A l’occasion, on pourra leur laisser quelques grains de raisin très mûr, quelques
myrtilles, de petits morceaux de melon. Les petites espèces lèchent le jus et la pulpe alors que
celles du groupe leachianus mordent directement dans les fruits : on tiendra compte de cela
pour la préparation des nourritures à base de fruits.
C’est également, si besoin, un excellent moyen de distribuer des médicaments sans
manipulation traumatisante, à condition d’être vigilant quant aux quantités consommées et au
dosage des produits. On peut par contre considérer que l’apport en fruits frais est suffisant
pour se passer des suppléments polyvitaminés distribués de façon quasi–systématique aux
reptiles.
Les fruits seront offerts aux adultes en les mettant dans un récipient stable et surtout en
hauteur : ils vont en effet le plus souvent ignorer cette nourriture si elle est posée au sol. Le
système présenté dans la partie terrarium avec un réceptacle au sommet d’un gros tronçon de
bambou est la meilleure solution que j’ai trouvé jusqu’à maintenant.
On pourra occasionnellement additionner les préparations de fruits de pollen en granulés et de
miel liquide, riche en oligo-éléments.
Les Rhacodactylus ne mangent pas de verdure, et il faut éviter un certain nombre de fruits et
légumes comme la pomme de terre et la tomate (toxiques), certaines baies sauvages
également toxiques (fruits du houx, marrons du marronnier...).Les graines dures ne sont pas
digérées et peuvent causer des occlusions.
Si cette partie de l’alimentation est suffisamment variée et constituée d’aliments
frais, alors vos Rhacodactylus ne devront pas être supplémentés avec des
préparations vitaminées : celles pour reptiles sont très souvent surdosées, et les
conséquences d’un excès de vitamines peuvent s’avérer encore plus dramatiques à
long terme qu’un léger manque.
Le riz cuit (riz blanc) et les produits laitiers amèneront glucides lents et calcium aux R.
leachianus. Toutefois, les jeunes des espèces de ce groupe mettent du temps avant de basculer
vers ce genre de régime et doivent lors de leur croissance avant tout être nourris aux insectes.
Comme chez tous les reptiles, on prendra garde à l’obésité, en distribuant les nourritures riches
en graisses comme les souriceaux ou les teignes de ruche très occasionnellement, pour éviter
l’obésité, difficilement réversible et facteur de stérilité et d’une espérance de vie écourtée. Si
on constate que ses geckos deviennent trop gras (hors femelles en période de reproduction) il
convient de corriger le tir quant à la fréquence et au contenu des rations.
L’expérience m’a montré que les couleurs jaune, orangé, orange et rouge attirent
particulièrement l’attention des geckos, leurs fruits favoris ont d’ailleurs ces couleurs, et il
semble (voir Grevillea sp.) qu’il en soit de même pour les fleurs. Ceci constitue une preuve
qu’ils distinguent au moins en partie les couleurs.
Vidéo : nourrissage à la seringue d’un de mes R. ciliatus – cliquer sur l’image pour
lancer la vidéo (version web ) :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Les fruits sont très souvent la première nourriture acceptée par les juvéniles sortant de l’oeuf.
Toutefois, il convient :
- D’attendre la première mue, intervenant entre quelques heures et quelques jours après la
naissance, pour commencer à nourrir.
- De tenter d’abord d’offrir de petits insectes de taille adaptée. En pratique, sur une échelle de
taille de 1 à 8, cela signifie qu’on donnera aux nouveaux-nés R. auriculatus et ciliatus de petits
grillons « taille 3 », et « taille 4 » voire « taille 5 » pour de jeunes leachianus ou chahoua. En
effet, les insectes sont bien plus intéressants sur le plan protéique que les fruits, et ce sont eux
qui vont permettre une bonne croissance. Il faut donc dès le départ tenter d’en proposer aux
geckos, et donner la priorité lors de la croissance aux insectes (la première année pour les
petites espèces, les 3 premières années pour les plus grandes en diminuant petit à petit la
fréquence et les doses au profit des nourritures sucrées). La prédilection de R. leachianus pour
les fruits au détriment des insectes explique en partie sa croissance lente et sa maturité
sexuelle très tardive pour un geckonidé.
- Les insectes :
Les Rhacodactylus chassent les proies en mouvement. Ce sont des prédateurs à l’affût. Ils ne
parcourent pas de grandes distances pour trouver leur nourriture et, contrairement à une idée
répandue, ils sont assez maladroits. Leur attaque est brusque et rapide, mais pas très
précise : une fois sur deux, ils ratent l’insecte qu’ils convoitent.
Ils restent indifférents aux insectes morts, lyophilisés, en conserve, même si ceux-ci sont «
garantis recouverts de substances aiguisant l’appétit» (obs. pers .). Il faut que la proie bouge,
ni trop vite, ni trop lentement. Les criquets par exemple, peu mobiles quel que soit leur stade,
ont peu de succès. Les geckos ne peuvent pas non plus attraper des proies ailées, même celles
au vol lourd comme les papillons de nuit, à la différence d’autres cousins geckonidés bien plus
lestes et rapides. Leur régime de base sera donc constitué de grillons de taille adaptée,
débarrassés à l’aide d’une pince de leurs pattes sauteuses pour les rendre moins mobiles. On
pourra trouver diverses espèces de grillons sur le marché spécialisé (Acheta domestica, cidessus
en photo, Gryllus sigillatus, Gryllus campestris, Gryllus bimaculatus…) qu’on peut
alterner pour varier les menus.
Les vers à soie constituent également un excellent aliment, équilibré et apprécié. On pourra les
déposer dans une petite boîte transparente au milieu du terrarium, et les geckos viendront se
rassembler autour de la boîte pour se servir (obs. pers.). La transparence leur permet en effet
de voir le mouvement des proies de loin et sous tous les angles.
Je ne suis personnellement pas adepte des blattes qui ont la fâcheuse habitude de courir très
vite dans le terrarium pour se cacher, et de s’évader à la moindre occasion, chose facilitée par
leur corps très plat. De plus, l’enveloppe chitineuse de nombreuses blattes est assez dure et
peu digeste pour les geckos, et si par malheur quelques individus arrivent à investir votre
pièce, une véritable invasion, détestable à tous points de vue, s’ensuivra immanquablement :
les blattes envahissent les lieux chauds et les cuisines à la recherche d’aliments de toute
nature, sont résistantes et très difficiles à éradiquer une fois installées.
D’autres insectes d’élevage peuvent être donnés de temps à autre pour éviter la lassitude d’un
régime uniquement à base de grillons, mais il ne faudra pas donner ces proies en grande
quantité, ni trop souvent. Morios (Zoophobas morio ), vers de farine (Tenebrio molitor),
chenilles de teignes de ruche (Galleria mellonella), grosses larves de cétoines (Pachnoda
marginata) sont très appréciés en friandise, quoiqu’il existe autant de préférences que
d’individus. Un « extra » tous les quinze jours est un maximum avec ces proies.
Ma pratique est de faire sur une semaine 4 repas d’insectes et 2 de fruits pour les juvéniles R.
ciliatus et auriculatus, et 2 repas d’insectes plus un de fruits pour les adultes. Chez les grandes
espèces, ces proportions seront inversées, et/ou les insectes remplacés par d’autres
nourritures carnées, comme on le verra plus loin. Ces geckos n’ont pas un énorme appétit, 3 à
5 gros grillons par repas suffisent à rassasier un ciliatus adulte. Pour un leachianus, il faudra
multiplier ce chiffre par 2 à 3. Leur attaque est brusque et violente sur les premiers insectes
lâchés dans le terrarium ou présentés à la pince, mais au bout de quelques-uns, on voit
rapidement si les geckos sont rassasiés ou non.
On peut distribuer un peu plus d’insectes qu’ils ne peuvent en manger, ils seront généralement
consommés le soir suivant. Pour éviter que les grillons ne s’en prennent aux geckos (un
bimaculatus adulte peut parfaitement percer leur peau fine et veloutée), une astuce consiste à
laisser dans le terrarium un morceau de pomme, de carotte ou d’orange, et quelques
croquettes.
Certains individus bien acclimatés sont assez familiers pour venir prendre les insectes dans la
main et se laisser manipuler en mangeant !
On ne donnera JAMAIS d’insectes venant directement du magasin, ceux-ci sont « à vide » et
peu intéressants sur le plan nutritif. Comme la plupart des insectes ont un rapport
phosphocalcique très défavorable, et que comme tous les reptiles nos geckos doivent recevoir
deux fois plus de calcium que de phosphore sous peine de troubles graves et irréversibles, les
insectes, selon le principe de la chaîne alimentaire, devront être bien nourris et on attendra 12
à 24 heures pour les distribuer.
Mes propres grillons sont nourris de morceaux d’orange pelée, de croquettes pour chat, de
corn-flakes sans sucre, de feuilles de chou non traité et stockés par ordre de taille dans des
Fauna Box ®️ : petits, moyens, gros. En effet, les grillons sont très cannibales et se dévorent
volontiers surtout quand des petits sont mélangés aux adultes. Le mélange que je leur donne
augmente considérablement leur taux protéique et leur teneur en calcium. De même, on
veillera à ne pas mélanger des grillons d’espèces différentes.Le maintien dans ce type de
récipient augmente considérablement l'espérance de vie des grillons :so on les laisse dans les
boîtes où ils sont vendus dans le commerce ,très mal aérées ,ils mourront en quelques jours .
Les teignes de ruche sont nourries de miel solide et de granules de pollen, morios et vers de
farine reçoivent… de la farine, du son de blé et des flocons d’avoine, avec quelques rondelles
de carotte. Ces trois types de proies sont stockés dans le bac à légumes du réfrigérateur. Les
vers à soie se maintiennent à température ambiante et demandent une nourriture spécifique,
assez onéreuse, qu’on peut acheter aux éleveurs en même temps que les souches. Ce mélange
nutritif est impossible à faire soi-même, et ce sont des chenilles voraces. Quant aux larves de
cétoine, elles consomment un mélange de bois pourri, de terreau de feuilles et de morceaux de
banane très mûre.
R. leachianus dégustant un criquet (Schistocerca gregaria ) :
Les criquets, si les geckos les acceptent, sont herbivores : des végétaux verts non traités
comme de l’herbe (ray-grass), du chou, de la mâche ou du pissenlit feront leur bonheur.
Si on a du mal à faire accepter des proies d’élevage lors de l’acclimatation d’un nouveau
Rhacodactylus, il est souvent fructueux de recourir aux insectes attrapés chez soi, dans son
jardin, dans les prairies non traitées et les chemins de campagne. Les pesticides sont en effet
très toxiques pour les geckos, une intoxication se manifestant par des tremblements nerveux,
des convulsions, une détresse respiratoire, une apathie, et la mort.
Les araignées, chenilles glabres, petites libellules, sauterelles vertes sont particulièrement
indiquées. Attention, tous les insectes ne sont pas "bons" : guêpes, fourmis, abeilles, zygènes,
punaises sont à éviter absolument. On peut ainsi « débloquer » un sujet anorexique très
rapidement, et sans avoir recours à de longues séances d’ »assist feeding » .
Généralement, les geckos consomment de grosses proies, ls sont capables d’avaler des proies
étonnamment volmineuses par rapport à leur taille. On s’abstiendra quand même d’en donner
de trop grosses, mais les proies trop petites seront généralement ignorées. La taille adulte d’un
grillon, quelle que soit l’espèce, est parfaite pour les adultes des petites espèces. Un gros
leachianus adulte sera indifférent aux grillons moyens, il faudra distribuer de gros grillons
noirs, des criquets s’ils en acceptent et d’autres très gros insectes.
Prédation d’un grillon en captivité par R. chahoua :
La question des suppléments
Voilà une polémique qui divise les terrariophiles amateurs de geckonidés mais ne devrait pas.
En effet, comme on l’a vu, le rapport phosphocalcique des insectes est très bas (de 0,05 à 0,4
« à vide »). Or, comme on l’a vu, ce rapport peut être amélioré en nourrissant bien les
insectes. Cependant, on a tellement relayé dans les écrits spécialisés que les carences étaient
un fléau pour les reptiles, qu’il fallait absolument donner des suppléments, qu’on assiste à
l’excès inverse.
Il est dangereux (F. Cavy ,comm. pers.) de donner des vitamines, même en faible dose, à des
juvéniles de moins de 3 mois. Chez les adultes, une hypervitaminose peut s’accompagner
d’anorexie, de troubles sensoriels et nerveux, voire de la mort.
Or, la plupart des suppléments du marché spécialisé de la terrariophilie ont deux défauts
majeurs : pour rassurer le consommateur sans doute, ils sont fortement dosés en vitamines.
Dans la plupart des cas, si on considère qu’un Rhacodactylus mangera des insectes vivants et
des fruits, la plupart des vitamines nécessaires se trouvent déjà dans l’alimentation.
La vitamine A se trouve en quantité dans les carottes avec lesquelles on peut nourrir les proies,
et dans les abricots, qu’on peut donner directement aux geckos.
Reste le cas de la vitamine D3 ,ou plutôt de la provitamine D3. Les produits concentrés mis sur
le marché par les fabricants de matériel pour reptiles ne se justifient à l’extrême limite qu’en
cas de rachitisme avéré par un diagnostic vétérinaire, et seront alors prescrits par un praticien.
Un faible apport, de l’ordre de 500 UI par 100 grammes de supplément, est cependant
nécessaire.
A cela vient s’ajouter la problématique du phosphore, utile à l’organisme mais qui est
cependant la « mauvaise » composante du fameux ratio phosphocalcique. Le phosphore se
trouve déjà dans les insectes d’élevage en forte proportion par rapport au calcium. Or,
lorsqu’on regarde la composition de 90% des suppléments du marché ,ils contiennent du
phosphore, ce qui est totalement absurde sur le plan nutritionnel, et à éviter absolument. En
effet, ajouter une part de phosphore aux grillons ou aux vers et deux de calcium ne suffit pas,
loin s’en faut : ces suppléments « limitent les dégâts » mais à long terme, le ratio Ca/P dans
l’alimentation reste très inférieur à la normale voulue. Il faut donc opter pour un produit qui ne
contient pas de phosphore.
Le calcium en poudre, par exemple le carbonate de calcium vendu en pharmacie ou donné aux
vaches allaitantes (CaCO³) peut convenir, ainsi que l’os de seiche qu’on vend pour les oiseaux
une fois broyé. Cependant, quelques suppléments difficiles à se procurer en France, comme le
T-Rex 2:0 et surtout le Miner-All I, commandable par CB sur le site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] sont
l’idéal : faibles doses de vitamines, apports très variés d’une multitude de micronutriments,
absence de phosphore.
On place simplement les insectes dans une boîte plastique avec une ou deux pincées de poudre
et on secoue bien pour que les insectes deviennent « blancs ». Depuis que j’utilise ces
suppléments, non seulement je n’ai ni problèmes sur les animaux, ni sur la calcification des
oeufs, mais je constate une réelle différence en termes de tonus et de vitalité.
Pour les adultes, je supplémente les insectes à chaque repas. J’attends 3 mois pour les
juvéniles et je commence par du carbonate de calcium, et ce n’est qu’aux alentours de la
maturité sexuelle que je passe au Miner-All I (le Miner-All O est fait pour les animaux vivant en
enclos extérieur, donc inadapté aux geckos).
Les adultes et subadultes, passé une ou deux semaines, ne poseront pas de problèmes à
nourrir, certains se jettent même sur les insectes et les fruits dès le premier soir. Mieux vaut
cependant les faire jeûner 48 heures après un transport.
Dans tous les cas ,on ne présentera qu’un type de nourriture à la fois, insectes OU fruits OU
jeunes rongeurs.
Les souriceaux roses vivants ou décongelés sont un excellent apport lorsque les animaux sont
à la taille voulue pour en consommer (une vingtaine de cm de LT ,soit un ciliatus adulte ou un
leachianus d’un peu plus d’un an). Ils sont bénéfiques pour « retaper » une femelle venant de
pondre, ou pour les deux sexes à la sortie de la période de repos hivernale. Les grandes
espèces en auront absolument besoin, à raison d’une proie tous les dix jours, on pourra même
donner des rats d’un jour ayant une poche de lait maternel à de grands leachianus. Pour les
autres espèces, une fois toutes les trois semaines constitue une bonne fréquence. Les petites
et moyennes espèces peuvent s’en passer sans problème, c’est juste un « plus » pour eux.
D’autre part, de nombreux individus ne s’intéressent absolument pas aux souriceaux, et les
préférences varient énormément. Il convient, comme pour les nourritures sucrées, de placer
ces proies en hauteur et bien en vue des animaux. Les souriceaux décongelés seront agités au
bout d’une pince à bouts arrondis, pour ne pas blesser la bouche des geckos.
Vidéo de R. leachianus engloutissant un souriceau :
Cliquez sur l’image pour ouvrir la page [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
(version web )
3 vidéos de prédation ,montrant la vivacité mais aussi la maladresse de ces geckos :

- attaque soudaine d’une proie:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

- Autotomie accidentelle (pendant repas de 2 spécimens de ciliatus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ratage de proie, ciliatus phase cream :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ci-dessus :auriculatus se pourléchant. Cela peut aussi bien précéder la détection d’une proie, la
langue joue alors un rôle de capteur sensoriel dans la chasse et la détection des fruits et
nectars à proximité, que terminer une phase de prédation, le léchage sert alors de « toilette ».
Les choses peuvent être bien plus longues et difficiles pour « démarrer » un nouveau-né après
sa première mue ou un juvénile nouvellement acquis. Voici ma méthode :
Tous les bébés muent quelques jours après leur éclosion, avant cela, il est inutile de
les nourrir.
La première nuit qui suit la mue, on introduit un seul grillon à qui on aura enlevé les
pattes arrière sauteuses, le soir vers 21-23 heures.
Ce grillon devra être de très petite taille : grillon domestique d'une longueur de corps
n'excédant pas 5 mm.
Si vous tuez le grillon en lui enlevant les pattes,il n'y a plus qu'à recommencer.
Le lendemain matin, on vérifie si le grillon a été mangé ou pas. Si ce n'est pas le cas, on retire
immédiatement, comme par la suite, toute proie qui n'aurait pas été consommée
pendant la nuit. Les geckonidés sont souvent stressés par la présence permanente de proies
et cela leur déclenche alors des anorexies.
S'il a été mangé, on retente un seul grillon le soir d'après, et ainsi de suite. On a alors fait le
plus dur, mais c'est loin de marcher aussi simplement que cela dans beaucoup de cas. Si le
bébé perd soudain l'appétit, faites-lui sauter un repas et attendez 48 heures pour lui
reproposer une nouvelle proie. Dès que la routine du grillon du soir est établie, proposez-en
deux. S'ils sont refusés tous deux,revenez à un seul grillon, jusqu'à ce que le bébé s'habitue
aux proies multiples.
S'il n'a pas été mangé dès le premier soir, mettez la valeur d'un gros pois de petit pot pour
bébé sur un jeton en plastique. Comme pour les adultes, privilégiez d'abord la banane, ensuite
les autres fruits comme la pêche, l'abricot, la pomme, la poire, le coing, les myrtilles... Le jeton
en plastique permet de mieux se rendre compte s'il y a eu ou pas des coups de langue donnés
par le bébé dans la mixture.
Si le lendemain, on s'aperçoit que la pitance a été léchée, on enlève tout et on recommence le
soir même. Une fois le bébé bien habitué au petit pot, on tente alors les grillons comme décrit
plus haut, jusqu'à ce qu'il aie pris l'habitude des deux nourritures. Un bébé qui vient de naître a
besoin d'être théoriquement nourri tous les jours. En pratique, 1 ou 2 jours de jeûne par
semaine ne lui portent pas préjudice et aiguisent en toute logique son appétit.
On donne du calcium sur la nourriture, insectes ou petit pot, dès que la routine de nourrissage
est bien établie et que le bébé se nourrit régulièrement. Attention : je dis bien "calcium", donc
par exemple de l'os de seiche broyé ou du carbonate de calcium vendu en pharmacie, mais ni
vitamines, ni autres minéraux.
Pas de vitamines à un bébé de moins de 3 mois, et ensuite, n'ayez jamais la main lourde : 1
"ration" de vitamines tous les 10 à 15 jours, en petite quantité, ce sera largement suffisant, ou
mieux, utilisez des suppléments faiblement dosés en vitamines (Miner-All). Toute surdose en
vitamine tuera votre bébé tôt ou tard. Les "pionniers" de l'élevage des Rhacodactylus ont
perdu des quantités de bébés avant de comprendre cela.
Cas difficile,bien souvent le cas général : le bébé n'accepte spontanément ni grillons, ni petit
pot.
A l'âge de 6-7 jours, il faut alors avoir recours à l'"alimentation assistée" : je préfère ce terme
à "gavage", car il n'a rien de très traumatisant et permet de bien "démarrer " un bébé qui
refuse de se nourrir. Les anglo-saxons utilisent d'ailleurs le terme d'"assist feeding".
On se munit alors d'une petite seringue en plastique (seringue à insuline,seringue de 2 ml...) et
on sort le petit pot du réfrigérateur. Il ne faut jamais donner de nourriture directement
sortie du réfrigérateur sous peine de provoquer chez l'animal un choc thermique
potentiellement mortel : il faut bien une heure à température ambiante avec la nourriture
déjà dans la seringue ou un passage 10 minutes dans de l'eau légèrement tiède pour que le
petit pot soit consommable par le bébé.
Les petits pots "purs" sont mieux acceptés au départ s'ils ne sont pas mélangés de calcium
et/ou de jus d'insectes écrasés.
Commence alors votre calvaire.
Il faut être délicat et patient lors de cette opération, et prendre tout son temps. Cela
peut durer 30 minutes par bébé,voire plus.
On dépose délicatement une goutte sur le museau du bébé pour le faire lécher. Wink

_________________
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2.0.0 Rhacodactylus ciliatus/1.1.0Rhacodactylus auriculatus/2.1.2Rhacotactylus Chaouha/1.1.1 Rhacodactylus leachianus lechianus mont koghis friegel/ 0.1.0 leachianus Nuu ami/0.1.0Rhacodactylus trachycephalus/1.1.0 Rhacodactylus sarasinorum /1.0.0Pogona us giants/ 0.1.0 phyllomedusa vaillanti/


1.0.0 Dogue Argentin/1.0.0 Bouledogue Français /
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Alimentation pour vos rhacos
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